CoE-Cbrn/RDC Officiel

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Le Centre D'excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire, (CoE-CBRN), en sigle, est une unité de Coordination de toutes les activités d'atténuation des risques liés à la propagation et aux trafics illicites des substances CBRN en RDC.

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MINESURSI/CoE-CBRN/RDC: les risques CBRN dans les morgues et la coopération scientifique RDC–Afrique du Sud au centre d’une matinée scientifique du CoE-CBRN/RDC

Kinshasa : les risques CBRN dans les morgues et la coopération scientifique RDC–Afrique du Sud au centre d’une matinée scientifique du CoE-CBRN/RDC

Kinshasa, 15 mai 2026 (CC).- Les risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) dans les morgues de Kinshasa ainsi que les perspectives de coopération scientifique entre la République Démocratique du Congo et plusieurs institutions sud-africaines dans le cadre d'un MoU existant entre le deux nations ont été au centre de la matinée scientifique de ce vendredi 15 mai 2026 , au siège provisoire du Centre d’Excellence CBRN/RDC, au Centre de Recherche en Sciences Humaines (CRESH), dans la commune de la Gombe.

Cette matinée scientifique s’est déroulée en présence de l’équipe du comité de gestion du Centre au grand complet, sous l’attention soutenue du Coordonnateur et Point Focal National du CoE-CBRN/RDC, le Professeur Thierry TANGOU TABOU, du Coordonnateur et Point Focal National Adjoint Mr NZUNDU MBO Jean-Paul, du Directeur scientifique INIA Serge, du Directeur en charge d'Atténuation des Risques et Trafics Illicites Jacques BOMOI, ainsi que de plusieurs cadres et agents du Centre.

La première présentation, animée par M. LOBOTA LOPILI, Assistant de recherche, a porté sur le thème : « Identification des risques CBRN dans les morgues de Kinshasa ».

Dans son exposé, le présentateur a indiqué que plusieurs morgues de la capitale congolaise constituent aujourd’hui de véritables carrefours de risques majeurs pour la santé publique, la biosécurité et l’environnement.

Selon lui, les risques biologiques y demeurent les plus fréquents, notamment en raison de la présence potentielle d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses telles que la tuberculose, les hépatites ou encore le VIH/Sida.

« Le personnel des morgues est exposé à des contaminations par le sang, les liquides biologiques, les aérosols ainsi que les objets tranchants contaminés », a expliqué le présentateur.

Abordant les risques chimiques, M. LOBOTA LOPILI a relevé que l’utilisation du formol, des désinfectants et d’autres substances toxiques expose les travailleurs à des irritations, des troubles respiratoires et à des effets cancérigènes potentiels.

L’exposé a également évoqué les risques radiologiques et nucléaires susceptibles de survenir à travers certains corps provenant des services de radiothérapie ou de médecine nucléaire, bien que ces cas demeurent rares.

Parmi les facteurs aggravants relevés figurent notamment la surcharge des structures, l’insuffisance des équipements de protection individuelle, le manque d’hygiène, la mauvaise gestion des déchets biomédicaux ainsi que l’absence de traitement des eaux contaminées.

Face à cette situation, le présentateur a plaidé pour le renforcement des mesures de biosécurité, la formation du personnel aux risques CBRN, l’amélioration des infrastructures sanitaires ainsi qu’une gestion rigoureuse des déchets biomédicaux et des effluents.

La deuxième communication, présentée par M. MASIKINI FISTON, Chef de département et ATR, a porté sur : « Partenariat CoE-CBRN/RDC – Institutions Sud-Africaines : Cartographie technique des interventions, synergies opérationnelles et opportunités pour les parties prenantes nationales ».

Cette présentation a dressé un inventaire des principales institutions scientifiques et techniques sud-africaines susceptibles de collaborer avec la RDC dans le domaine des risques CBRN.

Le présentateur a notamment cité le CSIR, MINTEK, le SAMRC, NECSA, le NNR, SANSA, NICIS ainsi que l’ARC, dont les expertises couvrent plusieurs domaines stratégiques, notamment la biosécurité, la surveillance environnementale, la télédétection, le traitement des déchets miniers et la cybersécurité.

Selon l’orateur, les expériences développées par ces institutions dans plusieurs pays africains démontrent leur capacité à accompagner la RDC dans le renforcement de ses capacités scientifiques, techniques et opérationnelles.

La communication a également mis en lumière plusieurs opportunités de coopération stratégique entre la RDC et ces institutions sud-africaines, notamment la certification des laboratoires congolais, la mise en place de plateformes numériques de gestion des risques CBRN, la surveillance des maladies émergentes, la cartographie satellitaire des sites à risque, la dépollution des zones minières contaminées ainsi que la formation d’experts congolais dans divers domaines spécialisés.

Pour les intervenants, cette coopération pourrait contribuer au renforcement de la sécurité sanitaire, environnementale et nucléaire de la RDC tout en soutenant le développement scientifique, technologique et économique du pays.

À travers cette activité, le CoE-CBRN/RDC poursuit son engagement en faveur de la promotion de la recherche scientifique appliquée, de la culture de prévention et du renforcement des capacités nationales dans la gestion des risques CBRN.

✍️📸: FALANGANI Julia
CC/CoE-CBRN/RDC

Photos from CoE-Cbrn/RDC Officiel 's post 13/05/2026

MINESURSI/CoE-CBRN/RDC : une matinée scientifique axée sur la sécurité sanitaire et la résilience économique

KINSHASA, 13 mai 2026 (CC).- Le Centre d’Excellence pour la Réduction des Risques Chimiques, Biologiques, Radiologiques et Nucléaires de la République Démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) a organisé, ce mercredi au Centre de Recherche en Sciences Humaines (CRESH), une matinée scientifique consacrée aux enjeux de sécurité sanitaire, environnementale et économique liés aux risques CBRN.

Ces travaux scientifiques se sont déroulés en présence du Coordonnateur et Point Focal National du CoE-CBRN/RDC, le Professeur TANGOU TABOU Thierry, accompagné du Coordonnateur et Point Focal National Adjoint, Monsieur NZUNDU MBO Jean-Jean-Paul, ainsi que du Directeur en charge de l’Atténuation des Risques et Trafics Illicites, Monsieur BOMOI MATITA, témoignant ainsi de l’intérêt constant de la coordination du Centre pour la promotion de la recherche scientifique et le renforcement des capacités nationales en matière de gestion des risques CBRN.

Cette activité scientifique s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la recherche, de la sensibilisation et de la production des connaissances autour des problématiques CBRN en République Démocratique du Congo.
La première présentation, assurée par MEMO NDONGALA Jerry, Assistant de Recherche 1, portait sur le thème : « L’Assainissement intégral et progressif pour la protection et l’atténuation des risques CBRN : cas de la commune de Bandalungwa, Kinshasa ».

À travers cette étude de terrain menée principalement au marché N’tiri, dans la commune de Bandalungwa, le présentateur a démontré comment l’assainissement intégral et progressif peut constituer une stratégie efficace de protection et d’atténuation des risques CBRN, particulièrement des risques biologiques et chimiques liés à certaines pratiques de conservation alimentaire.

L’étude s’est notamment focalisée sur l’utilisation illégale du DDT, un insecticide organochloré puissant autrefois utilisé dans la lutte contre le paludisme et les ravageurs agricoles. Connu localement sous l’appellation de « pesticide rouge », ce produit est parfois employé dans la conservation du boudin ainsi que du pondu destiné à la commercialisation.

Le présentateur a rappelé que le DDT est interdit en République Démocratique du Congo depuis 2009 en raison de ses effets nocifs sur la santé humaine et l’environnement. Il a également mis en lumière les dangers liés à sa manipulation, évoquant notamment le cas d’un vendeur décédé après une mauvaise utilisation du produit.

Au cours de son exposé, MEMO NDONGALA Jerry a présenté plusieurs signes permettant d’identifier des aliments potentiellement contaminés au DDT. Dans le cas du boudin, le produit n’attire pas les mouches même après une longue exposition à l’air libre. Quant au pondu, les feuilles ne fanent pas rapidement malgré le temps d’exposition, ce qui constitue un indicateur préoccupant.

Les observations et analyses réalisées démontrent l’existence d’un risque biologique et chimique majeur aussi bien pour les consommateurs que pour les vendeurs exposés quotidiennement à ces substances toxiques.

L’étude recommande le renforcement de l’assainissement progressif, l’intensification des campagnes de sensibilisation communautaire, le contrôle strict des produits dangereux ainsi que l’application rigoureuse des mesures de sécurité CBRN afin de protéger durablement la santé publique dans la commune de Bandalungwa et dans l’ensemble de la ville de Kinshasa.

La deuxième présentation a été assurée par BELANGA BOYTE Stany, Assistant de Recherche 1, autour du thème : « Le Centre d’Excellence CBRN comme levier de résilience économique : analyse des retombées économiques indirectes ».

Dans son intervention, le présentateur a démontré que le Centre d’Excellence CBRN ne constitue pas uniquement un dispositif de sécurité destiné à faire face aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, mais qu’il représente également un véritable moteur de résilience économique pour la République Démocratique du Congo.

L’analyse développée a mis en évidence plusieurs retombées économiques indirectes générées par les activités du Centre d’Excellence, notamment le renforcement des capacités nationales, la réduction des coûts liés aux catastrophes sanitaires et environnementales, l’amélioration des mécanismes de prévention des crises ainsi que la protection des secteurs économiques sensibles tels que la santé, l’environnement, le commerce et les transports.

Le présentateur a également souligné que les formations spécialisées, les partenariats internationaux, les projets de recherche et les investissements mobilisés autour du CoE-CBRN/RDC constituent des opportunités importantes pour la création d’emplois, le développement de l’innovation scientifique et le renforcement de la stabilité économique du pays face aux menaces CBRN.

À travers cette réflexion scientifique, l’étude présente le Centre d’Excellence CBRN comme un outil stratégique capable de contribuer simultanément à la sécurité nationale, au développement économique durable et à la capacité de résilience de l’État face aux crises sanitaires, environnementales et sécuritaires.
Cette matinée scientifique a une nouvelle fois permis de mettre en évidence l’importance de la recherche scientifique, de la sensibilisation et de la coopération multidisciplinaire dans la prévention et la gestion des risques CBRN en République Démocratique du Congo.

✍️📸
CC/Denise OKITO

Photos from CoE-Cbrn/RDC Officiel 's post 09/05/2026

🇨🇩🇿🇦Le CoE-CBRN/RDC renforce sa diplomatie scientifique lors d’une mission stratégique en Afrique du Sud

Pretoria, 29 avril 2026 — Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations issues de la mission scientifique effectuée en février 2026 en République d’Afrique du Sud, une mission de suivi et de consolidation a été conduite du 19 au 29 avril 2026 sous la conduite du Professeur Thierry TANGOU TABOU, Coordonnateur et Point Focal National du CoE-CBRN/RDC.

Réalisée sur la base d’un ordre de mission officiel émis par Son Excellence Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, Professeur Docteure Marie-Thérèse SOMBO AYANE SAFI MUKUNA, cette mission s’inscrit dans les priorités nationales liées au développement scientifique, à la coopération internationale, à la sécurité scientifique et au renforcement des capacités en matière de gestion des risques CBRN.

Cette mission constitue une étape importante dans le processus de structuration des partenariats scientifiques engagés lors de la mission exploratoire de février 2026.

Celle-ci avait permis d’identifier plusieurs opportunités majeures de coopération avec l’AUDA-NEPAD, le réseau SANBio, le CSIR, la NECSA, MINTEK ainsi que plusieurs universités sud-africaines de premier plan.

La mission d’avril 2026 avait ainsi pour objectif de transformer ces premiers contacts en cadres de collaboration plus opérationnels, à travers l’approfondissement des échanges techniques, l’évaluation des capacités scientifiques mobilisables, la structuration des projets en cours et la formalisation progressive des mécanismes de coopération.

Les échanges menés avec les partenaires sud-africains ont porté sur plusieurs domaines prioritaires, notamment l’évaluation des produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, les analyses CBRN, les matériaux à faible empreinte carbone, la caractérisation avancée des matériaux, la sûreté radiologique et nucléaire, les matériaux de blindage, les nanotechnologies, l’analyse des risques systémiques et les mécanismes régionaux de coopération scientifique.

Au Doornfontein Campus de l’Université de Johannesburg, la délégation a échangé avec les responsables des laboratoires impliqués dans les projets scientifiques du Centre. Les travaux ont notamment porté sur l’évaluation des produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés, considérée comme une priorité stratégique pour la sécurité sanitaire nationale, ainsi que sur la caractérisation des matériaux développés dans le cadre des projets de ciments bas carbone.

Le Council for Scientific and Industrial Research a constitué l’un des axes centraux de la mission. La délégation y a effectué une visite approfondie de plusieurs laboratoires spécialisés en minéralogie, biologie, textile, cosmétique, nanotechnologie et analyses environnementales. Les échanges ont permis d’ouvrir des perspectives en matière de recherche appliquée, d’analyses CBRN, de contrôle qualité, de transfert de compétences et de cofinancement de projets scientifiques.

Une réunion stratégique avec le Professeur Suprakas ainsi qu’une séance technique avec le Dr Saku, Business Manager du Département de nanotechnologie du CSIR, ont permis d’avancer sur le projet de protocole d’accord entre le CSIR et le CoE-CBRN/RDC.

La visite à la South African Nuclear Energy Corporation, sur le site de Pelindaba, figure parmi les séquences les plus stratégiques de la mission. La délégation a été reçue par le Dr Pradish Rampersadh, Group Executive for Innovation and Research, avant d’effectuer une visite du réacteur nucléaire SAFARI-1, infrastructure de référence sur le continent africain.

Les échanges avec la NECSA ont porté sur la sûreté nucléaire, la radioprotection, la gestion des matières radioactives, les technologies de réponse aux incidents radiologiques, les usages pacifiques des technologies nucléaires et la formation spécialisée des experts congolais.

Cette coopération ouvre des perspectives importantes pour le développement des capacités nationales en matière de sécurité radiologique et nucléaire.

La délégation s’est également entretenue avec les équipes de MINTEK, institution spécialisée dans les technologies minières et la valorisation des ressources. Les discussions ont porté sur la caractérisation des matériaux, la gestion des risques miniers, les métaux lourds, les risques chimiques et radiologiques, la contamination environnementale et les matériaux innovants.

La mission a comporté une importante dimension diplomatique et institutionnelle. La délégation a été reçue à l’Ambassade de la République Démocratique du Congo en Afrique du Sud par Son Excellence Monsieur John NYAKERU, Ambassadeur de la RDC, avec qui les échanges ont porté sur le rôle de la diplomatie scientifique dans l’accompagnement des initiatives stratégiques du Centre.

Parallèlement, la participation aux travaux techniques de la SADC sur l’innovation et l’industrialisation régionale a permis au CoE-CBRN/RDC de renforcer sa visibilité régionale et de s’intégrer davantage aux mécanismes africains de coopération scientifique.

Les échanges avec l’AUDA-NEPAD ont également confirmé le rôle stratégique de l’institution dans la facilitation des partenariats continentaux et dans l’intégration progressive du Centre aux dynamiques africaines de science, technologie et innovation.

Au-delà des partenariats institutionnels, cette mission contribue au renforcement du positionnement scientifique et technologique de la République Démocratique du Congo.

Elle ouvre des perspectives concrètes dans la sécurité sanitaire, le contrôle qualité pharmaceutique, la formation spécialisée, la sûreté nucléaire, les technologies analytiques, les matériaux innovants, la recherche appliquée et la gestion intégrée des risques CBRN.

Selon les responsables du Centre, cette mission marque une transition entre la phase d’identification des opportunités et celle de leur opérationnalisation progressive.

Malgré les avancées enregistrées, plusieurs défis demeurent, notamment les contraintes financières, la nécessité de renforcer les infrastructures scientifiques nationales, les mécanismes de cofinancement, la coordination des agendas institutionnels et le besoin d’un suivi rigoureux des engagements pris avec les partenaires.

À travers cette mission, le CoE-CBRN/RDC confirme sa volonté de s’affirmer comme une plateforme nationale et régionale d’expertise, de coordination scientifique et de gestion intégrée des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.

Cette dynamique traduit également l’ambition de la RDC de renforcer progressivement sa souveraineté scientifique et technologique à travers des partenariats structurants, la montée en compétence de ses experts et l’intégration active aux réseaux africains de recherche et d’innovation.

✍️📸
NGOMA WABASOLELE Armand
Chargé de Communication du CoE-Cbrn/RDC Officiel

05/05/2026
Photos from CoE-Cbrn/RDC Officiel 's post 04/05/2026

MATINÉE SCIENTIFIQUE AU CoE-CBRN/RDC : DOUBLE FOCUS SUR LA VULNÉRABILITÉ PSYCHIATRIQUE ET LA GESTION NUMÉRIQUE DES CRISES CHIMIQUES

Kinshasa, lundi 04 mai 2026 — Le Centre d’Excellence pour la Réduction des Risques Chimiques, Biologiques, Radiologiques et Nucléaires (CoE-CBRN/RDC) a tenu, ce lundi, une matinée scientifique marquée par deux communications de haut niveau, axées sur des enjeux critiques de gestion des risques en contexte de crise.

Une première communication axée sur les vulnérabilités psychiatriques
Il est exactement 10h00 lorsque s’ouvre la première séquence scientifique.

D’entrée de jeu, le Docteur Mbokolo Clovis, Assistant de Recherche 1, plante le décor d’une problématique encore peu explorée dans les dispositifs de réponse aux risques majeurs : les risques CBRN chez les personnes présentant des troubles psychiatriques.

Dans une approche analytique et documentée, l’intervenant met en exergue les vulnérabilités spécifiques de cette catégorie de population.

Altération du jugement, difficultés de compréhension des consignes de sécurité, comportements à risque : autant de facteurs qui exposent davantage ces individus lors d’incidents impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires.

Le Présentateur souligne que les voies d’exposition sont multiples : contamination directe, défaut d’utilisation des équipements de protection, ou encore re**rd dans les procédures d’évacuation.

À cela s’ajoute une aggravation notable des risques chimiques et biologiques, liée notamment à un accès limité aux soins de santé.

S’agissant des risques radiologiques et nucléaires, le non-respect des périmètres d’exclusion et les difficultés de décontamination constituent des défis majeurs, exacerbés par des pathologies telles que la psychose, la dépression, l’anxiété ou les addictions.

Dans ses recommandations, le Docteur Mbokolo insiste sur la nécessité d’une approche inclusive : formation spécifique du personnel d’intervention, élaboration de protocoles adaptés, accompagnement personnalisé lors des opérations de décontamination et d’évacuation. En filigrane, un impératif s’impose : intégrer pleinement ces patients dans les plans nationaux de préparation et de réponse CBRN.

TIC et gestion de crise : la seconde communication met l’accent sur la coordination opérationnelle

À 13h20, la seconde présentation vient clore cette matinée scientifique. Portée par Madame Mauwa Martini, Assistante de Recherche 1, elle s’articule autour du thème : « TIC : Gestion d’alerte et suivi des victimes lors d’une opération de décontamination de masse consécutive à une fuite d’ammoniac ».

Dans un exposé structuré, l’intervenante met en lumière le rôle stratégique des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans la gestion des situations d’urgence.

Elle rappelle que, face à un incident chimique tel qu’une fuite d’Ammoniac, la réactivité et la coordination constituent des leviers déterminants pour limiter l’impact sanitaire et environnemental.

Selon elle, la gestion efficace de l’alerte repose sur une circulation fluide et sécurisée de l’information entre les cellules de crise, les équipes opérationnelles déployées sur le terrain et les autorités sanitaires.

Cette interconnexion permet non seulement d’orienter les secours en temps réel, mais également de prioriser la prise en charge des victimes en fonction du degré d’exposition.

Au cœur de ce dispositif, la communication de crise s’impose comme un pilier stratégique.

Elle garantit la cohérence des actions engagées, renforce la sécurité des intervenants et répond aux attentes légitimes des populations exposées, souvent en situation de forte anxiété.

Madame Mauwa Martini insiste enfin sur l’importance d’un suivi rigoureux des victimes, facilité par des outils numériques adaptés, permettant d’assurer une traçabilité des interventions et une meilleure prise en charge post-incident.

À travers ces deux communications complémentaires, le CoE-CBRN/RDC réaffirme son engagement à renforcer les capacités nationales en matière de prévention, de préparation et de réponse aux risques CBRN. Entre prise en compte des vulnérabilités humaines et optimisation des outils technologiques, la démarche se veut résolument intégrée et tournée vers la résilience des systèmes de santé et de sécurité.

Cellule de Communication
CoE-Cbrn/RDC Officiel

19/04/2026

Mission scientifique du CoE-CBRN/RDC en Afrique du Sud : de la première prise de contact à la reprise des activités à Johannesburg

Johannesburg, 19 avril 2026 – La délégation de la République Démocratique du Congo conduite par le Coordonnateur et Point Focal National du Centre d’Excellence CBRN/RDC, le Professeur TANGOU TABOU Thierry, est arrivée à Johannesburg ce dimanche 19 avril 2026 à 05 heures du matin, marquant la poursuite de l’agenda de travail engagé dans le cadre de la coopération scientifique avec les partenaires sud-africains.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de la première visite de prise de contact effectuée au mois de février 2026 en République d’Afrique du Sud.

Cette mission initiale avait permis d’engager des échanges stratégiques avec plusieurs institutions scientifiques et techniques de premier plan, en vue de renforcer les capacités du Centre d’Excellence CBRN/RDC dans les domaines liés aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.

Au cours de cette première phase, la délégation avait notamment tenu des réunions de travail avec des structures scientifiques régionales et établi des contacts avec des centres de recherche spécialisés.

Ces échanges avaient permis d’identifier des axes prioritaires de coopération, portant sur la mobilité scientifique, l’accès aux équipements de laboratoire, la création d’équipes mixtes de recherche ainsi que le développement de projets conjoints dans les domaines de la biosécurité, de la détection chimique et biologique et des applications nucléaires civiles.

La mission de février 2026 avait également permis d’ouvrir des perspectives de collaboration avec plusieurs institutions scientifiques sud-africaines, tout en posant les bases d’une coopération structurée visant le renforcement des capacités scientifiques nationales et l’intégration du Centre d’Excellence CBRN/RDC dans les réseaux africains d’innovation.

Cette dynamique bénéficie de la volonté affirmée de Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, Dr Marie-Thérèse SOMBO AYANE, d’accompagner le Centre d’Excellence CBRN/RDC dans le développement de ses missions scientifiques et de coopération internationale.

Cet engagement s’est notamment matérialisé par la signature de l’ordre de mission ayant autorisé la délégation à effectuer cette mission scientifique en République d’Afrique du Sud, traduisant l’appui institutionnel du Gouvernement au renforcement des capacités scientifiques nationales.

C’est dans cette continuité que la délégation rdcongolaise, conduite par le Professeur TANGOU TABOU Thierry, a effectué son arrivée à Johannesburg ce dimanche à l’aube, afin d’assurer la poursuite des échanges engagés et de concrétiser les pistes de collaboration identifiées lors de la première visite de prise de contact.

Cette étape prévoit notamment la tenue de réunions techniques, des visites institutionnelles et des séances de travail destinées à structurer les modalités opérationnelles des partenariats envisagés.

La reprise de la mission en Afrique du Sud traduit la volonté du Centre d’Excellence CBRN/RDC de consolider son positionnement scientifique régional et de développer des partenariats durables au service du renforcement de la sécurité scientifique, sanitaire et environnementale de la République Démocratique du Congo.

Cette démarche s’inscrit dans une vision stratégique visant à doter le pays d’outils scientifiques modernes pour la prévention, la détection et la gestion des risques CBRN, tout en favorisant le transfert de technologies et le développement des compétences nationales.

Le Collège de Communication du
CoE-CBRN/RDC
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À gauche: photo avec l’expert du P111 à l’aéroport de Ndjili/Kinshasa
À droite:l'arrivée dans un taxi à Johannesburg

Photos from CoE-Cbrn/RDC Officiel 's post 15/04/2026

RDC : Mission d’évaluation du projet P111 sur la gestion des déchets chimiques dangereux

Le Centre d’Excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire de la République Démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) organise, du 16 au 17 avril 2026 à Kinshasa, une mission d’état des lieux du projet régional P111 consacré à la gestion des déchets chimiques dangereux. L’activité se tiendra dans la salle José MPANDA du CRESH, dans la commune de la Gombe.

Cette mission vise à réunir les experts nationaux, les parties prenantes institutionnelles et techniques ainsi que les responsables du projet afin d’évaluer les dispositifs existants, d’identifier les défis opérationnels et de formuler des recommandations pour renforcer la gestion sécurisée des substances chimiques à risque en RDC.

La première journée, prévue le jeudi 16 avril, sera consacrée aux travaux techniques entre experts.

Elle débutera par une réunion des experts du projet P111 avec le Coordonnateur et Point Focal National ainsi que le COGES restreint élargi aux experts internes identifiés.

Les échanges se poursuivront avec l’équipe nationale CBRN avant une séance élargie avec les parties prenantes d’intérêt au projet. La journée s’achèvera par un résumé succinct des discussions et des premières orientations.

Le vendredi 17 avril sera dédié aux activités de terrain. Les participants se retrouveront au CRESH avant le départ pour la visite des sites concernés.

Deux séquences de visites des installations de traitement des déchets sont prévues, entrecoupées d’une pause technique. La mission prendra fin par une synthèse des constats et recommandations formulées par les rapporteurs.

À travers cette initiative, le CoE-CBRN/RDC entend renforcer la coordination nationale autour de la gestion des déchets chimiques dangereux, améliorer les capacités de prévention des risques et soutenir la mise en œuvre efficace du projet régional P111.

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la sécurité chimique et de protection de l’environnement, en cohérence avec les priorités nationales de gestion des risques CBRN.

Cellule de Communication du
CoE-Cbrn/RDC Officiel

Photos from CoE-Cbrn/RDC Officiel 's post 22/03/2026

CoE-CBRN RDC : une nouvelle note de service pour mieux encadrer les collaborations et activités externes

Kinshasa, 20 mars 2026 — Le Centre d’Excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire de la République démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) vient de franchir un nouveau cap dans l’organisation de ses activités.

À travers une note de service signée par le Coordonnateur et Point Focal National, le Professeur TANGOU TABOU Thierry, l’institution renforce le cadre réglementaire régissant la participation de son personnel aux activités externes ainsi que les collaborations institutionnelles.

D’emblée, cette note s’inscrit dans une logique de cohérence institutionnelle et de protection des intérêts stratégiques du Centre. En effet, face à la multiplication des initiatives dans le domaine CBRN, il devenait essentiel d’harmoniser les interventions des cadres et agents. Ainsi, toute participation à une activité externe — qu’il s’agisse d’un atelier, d’un séminaire ou d’une conférence — est désormais soumise à une autorisation préalable.

Dans cette perspective, le texte précise que toute demande doit être introduite au moins cinq jours avant la tenue de l’activité. Par ailleurs, des informations essentielles telles que l’identité de l’organisateur, l’objet de l’activité ou encore le rôle attendu du participant doivent être fournies.

Toutefois, en cas d’urgence dûment justifiée, un délai réduit à 48 heures peut être accordé, sous réserve de validation expresse.
En outre, le Comité de Gestion conserve un droit de regard décisif, pouvant autoriser, reporter ou refuser toute participation jugée non conforme aux orientations du Centre.

Par ailleurs, la note met un accent particulier sur les collaborations institutionnelles. Désormais, il est strictement interdit à tout agent d’engager, à titre individuel, une quelconque collaboration dans le domaine CBRN ou connexe sans un accord formel du Centre.

De ce fait, toute coopération devra obligatoirement être encadrée par un instrument juridique reconnu, tel qu’un protocole d’accord ou un accord spécifique. Cette mesure vise notamment à éviter les initiatives isolées susceptibles de compromettre la crédibilité ou les intérêts du CoE-CBRN/RDC.

Dans le même ordre d’idées, toute participation à une activité externe est considérée comme une représentation officielle du Centre. Dès lors, les agents sont tenus de respecter les positions institutionnelles et de défendre les intérêts de leur structure.

Ensuite, la note insiste sur l’obligation de redevabilité. À cet effet, chaque agent ayant pris part à une activité autorisée devra soumettre un rapport de mission dans un délai de trois à sept jours. Cette exigence vise à capitaliser les connaissances acquises et à renforcer le partage d’expériences au sein de l’institution.
Enfin, le texte prévoit des dispositions disciplinaires en cas de non-respect.

Toute violation pourra entraîner des sanctions administratives, conformément aux textes en vigueur en République démocratique du Congo.

En définitive, cette note de service, entrée en vigueur dès sa signature, s’applique à l’ensemble du personnel du CoE-CBRN/RDC. Elle marque une étape importante vers une gouvernance plus structurée, transparente et alignée sur les standards internationaux en matière de gestion des activités scientifiques et institutionnelles.

En somme, à travers cette initiative, le CoE-CBRN/RDC envoie un signal fort : celui d’une institution soucieuse de discipline, de crédibilité et d’efficacité dans un domaine aussi sensible que stratégique.

Collège de communication du CoE-Cbrn/RDC Officiel

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