Association Coiffure Québec
Unis par notre passion!!! Voilà ce qui nous définit!!!
L'Association Coiffure Québec, anciennement connue sous le nom de l'Association professionnelles des coiffeurs et coiffeuses du Québec, est un mouvement sans but lucratif qui a vu le jour en 1995 et a depuis ce temps été au service du monde de la coiffure et ce, à divers niveaux. Récemment, l'ACQ a changé d'administration et est ainsi devenu sous la responsabilité de Stéphane Roy fondateur des salons de coiffure OBLIC et de l'Académie de coiffure TORNADE. Bien que l'ancienne mission et divers objectifs ont été maintenus, une nouvelle vision plus actuelle de l'ACQ a récemment été mise en place.
09/29/2026
Un métier. Une voix. Un avenir à bâtir ensemble.
L'association a déposé son manifeste auprès des cinq chef de parti ainsi qu'aux médias.
MANIFESTE DE L'ASSOCIATION COIFFURE QUÉBEC
Pour que les professionnels de la coiffure puissent enfin vivre dignement de leur métier
La coiffure fait partie du quotidien des Québécoises et des Québécois.
Dans toutes les régions, des milliers de professionnels accueillent, conseillent et prennent soin de la population. Ils font vivre des commerces de proximité, créent des emplois, forment la relève et font battre le cœur de nos rues commerciales et de nos communautés.
Selon Soins Personnels Québec, le secteur de la coiffure compte 28 300 travailleuses et travailleurs au Québec, dont 86 % de femmes — comparativement à 22 000 personnes en emploi dans la profession en 2024 selon les données gouvernementales¹. Selon l'Association Coiffure Québec, cet écart s'explique en bonne partie par le fait qu'un nombre important de coiffeuses et de coiffeurs à temps partiel ne se déclarent pas comme tels dans les statistiques officielles de Statistique Canada — ce qui laisse croire que le nombre réel de professionnels de la coiffure au Québec est sous-estimé.
Et pourtant, une réalité demeure : notre industrie s'appauvrit, et trop de ses professionnels n'arrivent pas à vivre convenablement de leur métier.
Le gouvernement du Québec établit actuellement le salaire horaire médian des coiffeuses, coiffeurs et barbiers à 21,98 $, sur la base des données de 2023 à 2025².
À titre de comparaison, le salaire horaire médian des mécaniciens et réparateurs de véhicules motorisés est de 29,00 $ pour la même période, selon les données du gouvernement du Québec. Sans prétendre que les métiers sont identiques, cette comparaison avec un autre métier de formation professionnelle montre l'écart de rémunération qui mérite d'être examiné.
Notre secteur étant composé à 86 % de femmes, une autre question mérite également d'être posée : cette forte présence féminine contribue-t-elle, en partie, à la faiblesse de la rémunération dans notre profession? Nous ne l'affirmons pas. Nous demandons que cette question fasse partie de l'analyse.
Derrière ce chiffre, il y a des personnes qui travaillent, qui élèvent des familles et qui veulent bâtir leur avenir dans un métier qu'elles aiment.
Il est temps de comprendre pourquoi une profession aussi présente dans la vie des Québécois demeure économiquement aussi fragile.
Une industrie atypique : 61 % de travailleurs autonomes
La structure même de notre industrie mérite l'attention du gouvernement.
Selon Soins Personnels Québec, 61 % des professionnels de la coiffure sont travailleurs autonomes — soit 49 points de pourcentage de plus que la moyenne québécoise, évaluée à 12 %³.
Cette réalité crée ce que l'Association Coiffure Québec appelle :
la coiffure à trois vitesses.
Il y a les salons et professionnels qui perçoivent les taxes, embauchent des salariés, assument des charges, investissent dans leurs établissements et forment la relève.
Il y a des travailleurs autonomes qui, tout à fait légalement, bénéficient du statut de petit fournisseur lorsque leurs fournitures taxables n'excèdent pas 30 000 $ : ils n'ont alors généralement pas l'obligation de s'inscrire aux fichiers de la TPS et de la TVQ, ni de percevoir ces taxes⁴.
Et il existe une économie non déclarée dont nous demandons au gouvernement de mesurer précisément l'ampleur — le travail au noir figure d'ailleurs parmi les problèmes mentionnés par 30 % des répondants du secteur de la coiffure, selon le diagnostic sectoriel 2022 de Soins Personnels Québec⁵.
Nous ne voulons pas pointer du doigt les professionnels. Nous voulons corriger le système.
Quand les règles créent des écarts aussi importants entre des personnes qui offrent essentiellement le même service, il faut avoir le courage de se demander si ces règles servent encore l'industrie qu'elles étaient censées structurer.
Des professionnels sont poussés à demeurer petits, ou à chercher d'autres façons de joindre les deux bouts. Beaucoup préféreraient simplement travailler, tout déclarer, et être rémunérés suffisamment pour vivre correctement de leur métier.
Le problème n'est pas le coiffeur. Le problème est un environnement économique et fiscal qui doit être repensé.
Les employeurs en subissent également les conséquences
Nous demandons aux propriétaires de salons de créer de bons emplois, d'augmenter les salaires, de former la relève, d'investir dans leurs équipes et d'améliorer les conditions de travail.
Mais ils doivent simultanément concurrencer des modèles qui n'assument pas les mêmes charges.
Ce déséquilibre finit par toucher tout le monde : propriétaires, salariés et travailleurs autonomes.
Le problème de relève et de rétention est bien réel, et les chiffres de Soins Personnels Québec le confirment : le manque de relève est cité comme un problème important par 49 % des répondants du secteur de la coiffure — bien au-dessus de la moyenne de 39 % pour l'ensemble des trois sous-secteurs des soins personnels⁶.
Nous ne pouvons pas demander continuellement davantage aux employeurs sans nous intéresser à l'environnement dans lequel nous leur demandons d'opérer.
Nous formons de plus en plus de coiffeuses et de coiffeurs — mais pas assez bien
Le Québec forme de nouveau davantage de personnes dans ses écoles de coiffure depuis quelques années. Selon les données d'adéquation formation-emploi du ministère de l'Éducation pour le DEP en coiffure, les nouvelles inscriptions sont passées de 688 en 2022-2023 à 718 en 2023-2024, puis à 905 en 2024-2025 — tout près de la cible visée de 963¹⁰. Cette remontée doit toutefois être relativisée : selon le diagnostic sectoriel 2022 de Soins Personnels Québec, les inscriptions au DEP en coiffure atteignaient environ 1 600 par année en 2010-2011, avant de chuter de 41 % pour tomber à 961 en 2019-2020¹⁰. Le 905 actuel demeure donc encore bien en deçà des niveaux observés il y a une quinzaine d'années. Les employeurs de notre industrie le constatent aussi directement sur le terrain : les jeunes coiffeuses et coiffeurs qu'ils embauchent leur rapportent des classes de formation nettement plus occupées qu'auparavant.
Mais la quantité ne suffit pas : la qualité de la formation préoccupe aussi nos membres employeurs. Selon les mêmes données officielles, parmi les personnes diplômées observées en 2021, seulement 54,4 % occupaient un emploi lié à leur formation¹⁰. Cela ne signifie pas que les autres ont abandonné la coiffure — mais cela confirme ce que nos membres employeurs observent : une proportion importante des diplômés peine à véritablement percer en salon, faute d'une préparation suffisante aux réalités concrètes du métier.
Ce déséquilibre a un effet direct : lorsque l'offre de main-d'œuvre en formation dépasse ce que le marché peut réellement absorber avec succès, les revenus en subissent les conséquences. C'est, selon nous, l'une des explications du salaire horaire médian de 21,98 $ pour la profession² — le signe d'un marché où la formation ne prépare pas toujours adéquatement au succès réel en salon.
Nous ne demandons pas de fermer les portes de la formation en coiffure. Nous demandons qu'elle prépare réellement les gens à en vivre.
Combien de personnes formées en coiffure avec le soutien de l'État exercent toujours réellement ce métier, et dans de bonnes conditions, quelques années plus t**d?
Nous demandons au gouvernement de produire et de rendre publiques des données de suivi à plus long terme — pas seulement au moment de l'obtention du diplôme, mais plusieurs années après.
Le ministère de l'Éducation a entrepris une révision du programme d'études en coiffure. L'Association Coiffure Québec demande que les professionnels et les employeurs de l'industrie soient au cœur de cette révision — pas seulement consultés en aval, mais impliqués dans la définition même des compétences enseignées.
Les employeurs qui accueillent les diplômés sont aux premières loges pour évaluer leur préparation au marché du travail. Ils doivent être entendus.
L'objectif ne devrait pas être de former le plus de coiffeuses et de coiffeurs possible. Il devrait être de bien les former, pour que chaque personne qui investit dans cette carrière ait une véritable chance d'en vivre.
Aider le consommateur tout en aidant l'industrie
Au cours des dernières années, le gouvernement du Québec a cherché différentes façons d'aider les citoyens confrontés à l'augmentation du coût de la vie.
En 2022, il a notamment versé 500 $ à 6,4 millions de personnes dont le revenu était de 100 000 $ ou moins, une mesure d'environ 3,2 milliards de dollars⁷. Quelques mois plus t**d, en novembre 2022, il a annoncé un second montant ponctuel — cette fois de 400 $ à 600 $ selon le revenu — pour environ 6,1 millions de personnes, une mesure additionnelle de 3,5 milliards de dollars¹¹. En une seule année, le gouvernement a donc versé près de 6,7 milliards de dollars en aide directe ponctuelle liée au coût de la vie.
C'était une façon d'aider directement la population. Mais ce n'est pas la seule façon possible.
L'Association Coiffure Québec propose que le gouvernement étudie sérieusement une exemption de la TVQ sur les services de coiffure, et qu'il entreprenne une démarche auprès du gouvernement fédéral pour évaluer une mesure correspondante concernant la TPS.
Aujourd'hui, la TPS est de 5 % et la TVQ de 9,975 % sur les transactions taxables visées⁸. Sur un service de 100 $ avant taxes, cela représente 14,98 $ de taxes.
L'idée mérite d'être étudiée pour une raison très simple : elle pourrait aider deux groupes avec une seule mesure — le consommateur, et l'industrie qui le sert.
Une telle réforme pourrait diminuer le coût fiscal du service pour le consommateur tout en réduisant l'écart entre les différents modèles d'affaires de notre profession.
Les effets réels sur les prix, les entreprises et les finances publiques devraient évidemment être mesurés. C'est précisément ce que nous demandons.
Une industrie longtemps en marge des grandes politiques économiques
Le Québec a démontré à plusieurs reprises qu'il était prêt à intervenir lorsqu'un secteur économique ou des emplois étaient jugés stratégiques.
À titre d'exemple, en 2015, le gouvernement du Québec a investi 1 milliard de dollars américains — soit environ 1,3 milliard de dollars canadiens à l'époque — dans le programme C Series de Bombardier, un geste présenté comme nécessaire pour protéger des emplois jugés stratégiques dans l'aéronautique⁹.
Nous ne contestons pas ces interventions. Nous posons plutôt une question :
Quand avons-nous entrepris une réflexion économique d'une ampleur comparable sur l'avenir des dizaines de milliers de professionnels de la coiffure au Québec?
Notre industrie ne réclame pas un chèque d'un milliard de dollars. Elle demande qu'on s'intéresse enfin sérieusement à son modèle économique.
Non seulement la coiffure a rarement été au centre des grandes politiques économiques, mais certaines règles actuelles contribuent aux déséquilibres qui fragilisent le secteur. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons de l'équité.
Combien coûterait réellement une exemption?
Cette question doit être posée.
Une exemption de taxes représente nécessairement des recettes fiscales auxquelles les gouvernements renonceraient directement. Mais s'arrêter à ce chiffre donnerait un portrait incomplet.
Il faut aussi mesurer les effets possibles sur l'activité économique, la déclaration des revenus, la rémunération, la pérennité des entreprises et les cotisations sociales.
Si davantage de professionnels réussissent à augmenter leurs revenus déclarés et à bâtir des carrières durables, ils peuvent aussi contribuer davantage par l'impôt, cotiser davantage au Régime de rentes du Québec et disposer de meilleures ressources pour préparer leur retraite.
Nous ne prétendons pas connaître d'avance l'ampleur de ces effets. Nous demandons au gouvernement de les calculer :
Combien la coiffure rapporte-t-elle actuellement en TPS et en TVQ? Combien coûterait réellement une exemption? Quelle partie pourrait être récupérée indirectement par une activité économique et des revenus déclarés plus importants? Quel serait son effet sur les consommateurs? Et quel serait son effet sur la viabilité des entreprises et la rémunération des professionnels?
La question pertinente n'est donc pas seulement : combien coûterait l'exemption? La question est : quel en serait le coût net, et quelles en seraient les retombées pour le Québec?
Nous demandons un plan stratégique québécois pour la coiffure
L'exemption fiscale constitue une avenue que nous voulons mettre sérieusement sur la table. Mais elle ne réglera pas tout.
L'Association Coiffure Québec demande l'élaboration d'un plan stratégique québécois pour la coiffure, réalisé avec les professionnels, les employeurs, les travailleurs autonomes, les établissements d'enseignement et le gouvernement.
Nous voulons mettre autour de la même table : la fiscalité, la rémunération, la formation, la rétention de la main-d'œuvre, la concurrence entre modèles d'affaires, l'économie non déclarée et l'avenir économique de la profession.
Notre objectif n'est pas de favoriser les salons contre les travailleurs autonomes. Il n'est pas de favoriser les employeurs contre les salariés.
Notre objectif est d'améliorer le sort de tous les professionnels de la coiffure du Québec.
Notre demande aux chefs des partis politiques
À l'approche de la prochaine élection québécoise, l'Association Coiffure Québec demande à chacun des partis politiques de prendre un engagement envers notre industrie — peu importe le résultat du vote.
S'il forme le prochain gouvernement du Québec, votre parti s'engage-t-il à rencontrer officiellement l'Association Coiffure Québec afin d'entreprendre avec notre industrie une réflexion menant à un plan stratégique pour améliorer durablement la situation économique des professionnels de la coiffure? Et s'il siège dans l'opposition, s'engage-t-il à porter nos préoccupations à l'Assemblée nationale et à contribuer activement à faire avancer ce dossier?
Nous ne demandons pas qu'un gouvernement promette aujourd'hui une solution avant d'en avoir mesuré toutes les conséquences.
Nous lui demandons de s'engager à s'asseoir avec nous, à ouvrir ses données, à écouter notre industrie et à chercher avec elle des solutions.
Des dizaines de milliers de professionnels méritent une industrie où travailler davantage permet de gagner davantage.
Une industrie où respecter les règles ne constitue pas un désavantage concurrentiel.
Une industrie où un employeur peut embaucher, former et offrir de meilleures conditions.
Une industrie où les fonds publics consacrés à la formation donnent aux étudiants une véritable chance de carrière.
Et une industrie où une coiffeuse ou un coiffeur peut travailler fort, faire vivre sa famille, préparer sa retraite et vivre dignement de son métier.
La coiffure prend soin du Québec depuis des générations.
Il est maintenant temps que le Québec prenne soin de son industrie de la coiffure.
Stéphane Roy
Président, Association Coiffure Québec
Pour toute question ou demande de renseignements veuillez communiquer avec:
Stéphane Roy au 514-668-9130
Sources et notes méthodologiques
Cette section n'est pas destinée à la diffusion publique du manifeste : elle documente, pour usage interne, l'état de vérification de chaque statistique au moment de la rédaction. Voir aussi les notes de vérification transmises séparément.
1. 28 300 coiffeuses et coiffeurs — DÉSORMAIS CONFIRMÉ. Source primaire obtenue : Soins Personnels Québec, « Fiche synthèse : Portrait du secteur de la Coiffure », avril 2024 (document préparé en concertation avec, notamment, l'Association Coiffure Québec et l'Association professionnelle des employeurs de la coiffure du Québec). Le chiffre de 22 000 (emploi, 2024) reste par ailleurs confirmé par Québec.ca (voir note 2). L'explication de l'écart (coiffeuses et coiffeurs à temps partiel non déclarés comme tels à Statistique Canada) demeure présentée comme une position de l'ACQ, et non comme un fait établi par la source externe.
2. 22 000 personnes en emploi (2024) et salaire horaire médian de 21,98 $ (données 2023-2025) — confirmés sur la page officielle Québec.ca, métier « Coiffeurs/coiffeuses et barbiers/barbières » (CNP 6341), section IMT Emploi-Québec.
3. 61 % de travailleurs autonomes, comparativement à 12 % pour l'ensemble des travailleurs québécois — DÉSORMAIS CONFIRMÉ AU CHIFFRE PRÈS. Source primaire : Soins Personnels Québec, « Fiche synthèse : Portrait du secteur de la Coiffure », avril 2024, qui indique explicitement : « La proportion des travailleurs autonomes dans le secteur de la coiffure est de 49 % supérieure à la moyenne québécoise qui est 12 %. Les travailleurs autonomes représentent 61 % de la main-d'œuvre du secteur. » (49 points de pourcentage : 12 % + 49 = 61 %, cohérent en interne.) Repris également par Le Devoir (série « Les nouveaux prolétaires »). Note : l'Institut de la statistique du Québec évalue par ailleurs le taux de travail autonome pour l'ensemble de l'économie à 10,9 % en 2024 (13,0 % en 2020) — un chiffre légèrement différent mais du même ordre de grandeur, qui corrobore le 12 % avancé par Soins Personnels Québec sans le contredire.
4. Seuil de 30 000 $ pour le statut de petit fournisseur (TPS/TVQ) — confirmé sur Revenuquebec.ca (fournitures taxables sur le trimestre civil en cours et les quatre trimestres précédents).
5. CORRIGÉ — Le travail au noir comme problème mentionné par les répondants du secteur de la coiffure : 30 % (n = 404), et non 54 % comme l'indiquait par erreur une source secondaire (la « Fiche synthèse : Portrait du secteur de la Coiffure », avril 2024, Soins Personnels Québec). Cette dernière semble avoir confondu la ligne « Travail au noir » avec une autre ligne du même tableau, « Baisse d'achalandage en lien avec la pandémie », qui est effectivement de 54 % mais pour l'ensemble des trois sous-secteurs combinés (coiffure, esthétique, massothérapie) et sans lien avec le travail au noir. Chiffre vérifié directement dans la source primaire : Diagnostic sectoriel de la main-d'œuvre des services de soins personnels, 2022, Tableau 49 (« Problèmes importants du secteur des services de soins personnels »), page 65, Comité sectoriel de la main-d'œuvre des services de soins personnels / Soins Personnels Québec.
6. REMPLACÉ (deux fois). Le chiffre original de 85 % des employeurs citant la rétention du personnel qualifié comme enjeu majeur n'a jamais pu être confirmé. Un premier chiffre de remplacement (7 % en 2016 à 27 % en 2021, travailleurs autonomes de la coiffure exerçant seuls) a été utilisé temporairement mais s'est révélé introuvable après vérification directe et complète du diagnostic sectoriel 2022 (94 pages) et de la Fiche synthèse d'avril 2024 — il a donc été retiré par précaution. Chiffre de remplacement final, vérifié : 49 % des répondants du secteur de la coiffure (n = 404) citent le « manque de relève » comme problème important, comparativement à 39 % pour l'ensemble des trois sous-secteurs des soins personnels (coiffure, esthétique, massothérapie). Source : Diagnostic sectoriel de la main-d'œuvre des services de soins personnels, 2022, Tableau 49 (« Problèmes importants du secteur des services de soins personnels »), page 65.
7. 500 $ versés à 6,4 millions de Québécois (revenu ≤ 100 000 $) en 2022 — confirmé (budget du Québec 2022-2023; couverture du Devoir et de La Presse). Le total de 3,2 milliards $ est la multiplication directe (6,4 M × 500 $) et est cohérent avec la couverture médiatique du budget.
8. TPS à 5 % et TVQ à 9,975 % — confirmés en vigueur en 2026 (calculateurs de taxes à jour, totalisant 14,975 %, soit 14,98 $ sur 100 $ avant taxes).
9. Investissement de Québec dans le C Series de Bombardier — CORRIGÉ. Les sources primaires (Radio-Canada, CBC, couverture de l'époque) confirment un engagement de 1 milliard de dollars AMÉRICAINS (versé en deux tranches de 500 M$ US en 2016), et non 1,3 milliard de dollars comme dans l'ébauche. Au taux de change de l'époque (environ 1 $ US = 1,30 $ CA), l'équivalent en dollars canadiens tournait effectivement autour de 1,3 milliard $ — ce qui explique probablement l'écart — mais la source doit être citée en dollars américains pour résister à une vérification. Les chiffres de 1 700 emplois maintenus et 800 emplois créés n'ont pas pu être retracés dans les sources consultées et ont été retirés du texte plutôt que laissés non vérifiés; s'ils proviennent d'un communiqué gouvernemental précis, ils peuvent être réintégrés avec la citation exacte.
10. CONFIRMÉ — Inscriptions au DEP en coiffure (code 5245) : 710 (2021-2022), 688 (2022-2023), 718 (2023-2024), 905 (2024-2025); cible de 963 débutants. Taux d'emploi lié à la formation pour la cohorte de diplômés observée en 2021 : 54,4 % (aussi : 20,8 % en emploi non lié, 3,2 % aux études liées, 6,4 % aux études non liées, 8 % à la recherche d'un emploi, 7,2 % inactifs). Source : outil d'adéquation formation-emploi du ministère de l'Éducation, Inforoute FPT (adequation.inforoutefpt.org, fiche du programme 5245), mise à jour le 22 mai 2026 — vérifié directement à cette date. CONTEXTE HISTORIQUE AJOUTÉ (à la demande de Stéphane Roy, qui se souvenait d'environ 1 500 inscriptions vers 2009) : selon le diagnostic sectoriel 2022 de Soins Personnels Québec (Figure 17), les inscriptions au DEP en coiffure, secteur public, étaient d'environ 1 600 en 2010-2011 et ont chuté de 41 % pour atteindre 961 en 2019-2020 — confirmant que le niveau actuel de 905 demeure bien en deçà des niveaux d'il y a quinze ans, malgré la remontée récente. Chiffre exact 2010-2011 non isolé dans le texte (la baisse de 41 % est donnée en pourcentage relatif à 961); 1 600 est une estimation dérivée (961 ÷ 0,59), cohérente avec la lecture du graphique (Figure 17, page 78).
11. CONFIRMÉ — Second montant ponctuel pour le coût de la vie (2022) : 600 $ pour un revenu net de 50 000 $ ou moins, réduction progressive jusqu'à 54 000 $, puis 400 $ pour un revenu de 54 000 $ à 100 000 $. Environ 6,1 millions de personnes admissibles (4,6 millions au palier de 600 $, 1,5 million au palier de 400 $), pour une mesure totalisant 3,5 milliards de dollars. Annoncé le 9 novembre 2022 (mise à jour économique de l'automne), versements débutés fin novembre/décembre 2022, basés sur la déclaration de revenus 2021. Mesure distincte du 500 $ du budget du printemps 2022 (note 7) — les deux ont bel et bien eu lieu la même année. Source : La Presse (9 novembre 2022) et communiqués du gouvernement du Québec/Revenu Québec.
12. Comparaison salariale ajoutée — mécaniciens/mécaniciennes et réparateurs/réparatrices de véhicules motorisés : salaire horaire médian de 29,00 $, calculé à partir des salaires de 2023 à 2025. Source : Gouvernement du Québec, Explorer des métiers et des professions, CNP 72410 — vérifié le 17 septembre 2026.
13. Question sur la féminisation du secteur — le manifeste ne présente aucun lien causal comme établi. Le chiffre de 86 % de femmes provient de la source Soins Personnels Québec déjà documentée à la note 1. La formulation a volontairement été conservée sous forme de question à étudier.
06/05/2026
UNE ÉTAPE IMPORTANTE FRANCHIE
L'Association Coiffure Québec est heureuse d'annoncer que la Cour d'appel du Québec a accordé la permission d'en appeler de la décision rendue par le Tribunal des droits de la personne dans le dossier concernant la tarification des services de coiffure pour le salon Station 10. Le fameux 500$.
Dans son jugement, le juge de la Cour d'appel souligne notamment que les questions soulevées sont nouvelles et sérieuses, qu'elles dépassent les intérêts des seules parties impliquées et qu'elles méritent l'attention de la Cour.
Cette décision ne tranche pas encore le fond du débat. Elle confirme toutefois que les enjeux soulevés sont suffisamment importants pour être entendus par la plus haute instance judiciaire du Québec.
Depuis le début, l'Association Coiffure Québec soutient qu'il s'agit d'une question complexe qui touche l'ensemble de notre industrie et qui mérite une analyse approfondie.
Nous poursuivrons donc nos démarches afin que la Cour puisse se prononcer sur ces questions qui concernent des milliers de professionnels et d'entreprises à travers le Québec.
Nous remercions tous les membres, partenaires et intervenants qui suivent ce dossier avec intérêt.
La suite à venir.
Association Coiffure Québec
03/13/2026
✨ UNE VAGUE DE SOLIDARITÉ INCROYABLE : MERCI ! ✨
Nous avons peine à trouver les mots pour exprimer ce que nous ressentons en ce moment.
En seulement 36 heures, vous avez répondu à notre appel avec une générosité qui nous dépasse : plus de 15 000 $ ont été amassés pour soutenir notre démarche juridique. C’est bien au-delà de ce que nous aurions pu imaginer.
👉 Une gestion intègre et responsable.
Grâce au soutien précieux de Association Coiffure Québec (ACQ), qui a pris en charge la gestion de la campagne GoFundMe, nous avons désormais la sécurité financière nécessaire pour mener cette bataille.
👉 Pourquoi la campagne GoFundMe est-elle suspendue ?
Par respect pour l'objectif initial (10000$) et par principe, l'ACQ a pris la décision de suspendre les dons dès maintenant. Nous avons atteint le « coussin » nécessaire pour couvrir les frais de cour et les dépenses administratives de notre appel. Pour Station10, ce combat n’est pas une question d’argent, mais une question de valeurs.
👉 Un combat pour tous
Ce soutien nous donne une force immense. Sachez que chaque dollar investi et chaque message d'encouragement reçu nous motivent à poursuivre cette lutte, non seulement pour notre salon, mais pour la clarté juridique de tous les commerces et pour la société québécoise.
Merci d’être à nos côtés. Merci de croire en l’entrepreneuriat d’ici. On ne lâche pas ! 💪
Toute l’équipe de Station10 ❤
Campagne GoFundMe (suspendue): 👇https://www.gofundme.com/f/station10-en-appel
C’est avec une immense fierté que nous annonçons avoir atteint 14 000 $ sur notre objectif de 10 000 $ ! Grâce à plus de 400 dons, nous avons dépassé nos attentes. La levée de fonds se terminera ce soir, le 12 mars 2026, à 17h. Les fonds serviront à couvrir les frais des deux procès auxquels Station 10 fait face : le premier, où ils ont été condamnés à 500 $, et le prochain, pour l’appel – et même, si nécessaire, jusqu’à la Cour suprême. Aucune somme ne servira aux honoraires d’avocats, puisqu’ils agissent pro bono. Un immense merci à tous !
10 000 fois MERCI... Les propriétaires de Station 10 sont impressionnés par votre grande générosité. Idem pour moi. Merci! Le 10 000$ a été amassé grâce à vous!
03/11/2026
Nous tenons à remercier chaleureusement M. Gilbert Mainguy, qui avait lancé son propre GoFundMe pour nous soutenir. En voyant que l’Association Coiffure Québec et Station10 menaient une collecte officielle, il a généreusement transféré les fonds et clôturé sa campagne. Au nom de Station10 et de l’Association, un immense merci et bravo pour cette belle solidarité !
Les 9 faits à comprendre dans l’affaire Station10
1. Un jugement de 500 $
Le 5 février 2026, le Tribunal des droits de la personne a condamné Station10 à verser 500 $ en dommages moraux à une personne non binaire qui affirmait avoir subi une discrimination lors d’une prise de rendez-vous en ligne.
2. La plainte concerne le système de réservation
Le système de réservation demandait de choisir un type de service :
homme, femme, enfant, barbe ou tresses.
La personne plaignante estimait que ce choix l’obligeait à s’identifier comme homme ou femme.
3. Station10 affirme n’avoir jamais refusé de service
Le salon a indiqué à plusieurs reprises que la personne pouvait cocher n’importe quel service et qu’elle recevrait la coupe désirée une fois sur place.
4. Des accommodements ont été proposés
Station10 a proposé plusieurs solutions :
choisir n’importe quel service sans impact sur la coupe réelle
recevoir le service au même prix
ajouter ensuite une option « non genrée » dans le système
offrir trois coupes gratuites pour régler le litige.
5. Une poursuite initiale de 12 500 $
La poursuite réclamait 12 500 $ :
5 000 $ perte de revenus
2 500 $ dommages moraux
5 000 $ dommages punitifs
Le tribunal a finalement accordé 500 $ seulement.
6. Un débat juridique sur l’accommodement raisonnable
Selon les avocats de Station10, le tribunal a mal appliqué le principe d’accommodement raisonnable.
Ils soutiennent que l’entreprise avait déjà offert des accommodements et que la question n’est pas de savoir si la juge les trouvait « suffisants », mais plutôt s’ils étaient raisonnables dans les circonstances.
7. Une situation nouvelle pour les entreprises
Cette affaire touche une réalité relativement nouvelle pour les entreprises offrant des services au public.
Selon Station10 et l’Association Coiffure Québec, les commerçants n’avaient pas encore de balises claires pour gérer ce type de situation.
8. Une décision qui pourrait affecter de nombreux commerçants
Plusieurs experts et acteurs de l’industrie estiment que cette décision pourrait avoir des conséquences pour toutes les entreprises qui offrent des services catégorisés, pas seulement les salons de coiffure.
9. L’appel vise à clarifier le droit
L’objectif de l’appel est d’obtenir une clarification juridique sur plusieurs questions importantes :
la distinction entre choix de service et identité de genre
les obligations d’accommodement des entreprises
les règles applicables aux services offerts au public.
« Ce n’est pas un combat contre les personnes non binaires. C’est une démarche pour clarifier le droit et éviter que les commerçants se retrouvent seuls à gérer un débat de société. »
— Stéphane Roy, président de l’Association Coiffure
Questions - réponses
1. Pourquoi faire appel pour seulement 500 $ ?
Réponse :
« Ce n’est pas une question d’argent. Ce qui est en jeu, ce sont les principes juridiques et les conséquences pour des milliers de commerçants qui offrent des services au public. »
2. Est-ce que vous remettez en question les droits des personnes non binaires ?
Réponse :
« Absolument pas. Ce n’est pas un débat sur l’identité des personnes. La question est de savoir comment le droit doit s’appliquer dans des situations concrètes pour les entreprises. »
3. Pourquoi ne pas simplement modifier vos prix et votre système ?
Réponse :
« Plusieurs entreprises ont déjà commencé à faire des ajustements. Mais la question demeure : quelles sont exactement les obligations légales des commerçants ? C’est ce que l’appel vise à clarifier. »
4. Certains disent que ce jugement était prévisible.
Réponse :
« Justement, plusieurs experts disent aussi que c’est une question nouvelle qui n’a jamais été tranchée par une cour d’appel. C’est pour cette raison que nous pensons qu’une clarification est nécessaire. »
5. Est-ce que Station10 aurait pu éviter tout ça ?
Réponse :
« Ils ont tenté d’éviter le litige. Des accommodements ont été proposés et même des coupes gratuites ont été offertes. Malgré cela, la cause s’est rendue au tribunal. »
6. Pourquoi l’Association Coiffure Québec s’implique-t-elle ?
Réponse :
« Parce que plusieurs coiffeurs se sont sentis interpellés par cette décision. Ils craignent les impacts pour l’ensemble de l’industrie et souhaitent obtenir des règles claires. »
7. Est-ce que vous êtes soutenus par des groupes politiques ?
Réponse :
« Non. Nous avons volontairement refusé d’être associés à des groupes politiques. Notre démarche est juridique et vise à rester la plus neutre possible. »
8. Certains disent que vous alimentez un débat inutile.
Réponse :
« Au contraire. Un appel permet justement d’obtenir des réponses claires et d’éviter que chaque entreprise doive gérer seule ces situations. »
9. Est-ce que cette cause dépasse la coiffure ?
Réponse :
« Oui. La décision pourrait avoir des impacts sur toutes les entreprises qui offrent des services au public avec des catégories ou des tarifs différents. »
10. Quel est votre message aux personnes non binaires ?
Réponse :
« Notre message est simple : tout le monde est bienvenu dans les salons de coiffure du Québec. Les coiffeurs et coiffeuses du Québec sont des gens inclusifs majoritairement. L’appel vise uniquement à clarifier les règles juridiques pour que les entreprises puissent agir correctement. »
SVP, participez à la campagne de financement sur
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