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12/06/2026
Les États-Unis semblent avoir retenu certaines leçons que d'autres n'ont pas toujours retenues. Pour eux, un match de football est avant tout un spectacle sportif, pas une occasion de régler des comptes ou de transformer les tribunes en champ de bataille. C'est sans doute pour cette raison qu'ils se montrent très prudents dans l'octroi des visas à certains supporters dont le patriotisme débordant se manifeste parfois davantage par les insultes et les affrontements que par les chants et les encouragements. À travers cette fermeté, l'Amérique rappelle que le football est censé rapprocher les peuples et non les opposer. Résultat : le niveau d'exigence est élevé, et beaucoup de candidats au voyage découvrent que porter un maillot ne suffit pas toujours pour obtenir le précieux sésame.
10/06/2026
Une agression qui relance le débat sur l'immigration subsaharienne au Maroc
Une scène choquante s'est produite aux alentours de Casablanca lorsqu'une femme accompagnée de son jeune enfant dans une poussette aurait été agressée en pleine journée par un individu. L'attaque, survenue sous les yeux de plusieurs témoins, a semé la peur et l'indignation. Sans l'intervention rapide de passants, les conséquences auraient pu être bien plus graves pour cette mère et son fils.
Cet incident relance avec force le débat sur la sécurité publique et sur la gestion des flux migratoires au Maroc. Pour de nombreux citoyens, cette agression s'ajoute à une série de faits qui alimentent leurs inquiétudes quant à la capacité des autorités à garantir la sécurité dans les espaces publics. Chaque acte de violence de ce type ravive les discussions sur les politiques migratoires, l'intégration et le respect des lois par tous ceux qui vivent sur le territoire national.
Le vivre-ensemble demeure une valeur fondamentale, mais il ne peut s'épanouir que dans un cadre où la sécurité est assurée et où les règles s'appliquent à chacun sans exception. Face à de tels événements, une partie de l'opinion publique réclame davantage de fermeté contre les comportements criminels ainsi qu'une réflexion approfondie sur la gestion de la question migratoire, afin de préserver à la fois la cohésion sociale et la tranquillité des citoyens.
10/06/2026
Nizar Baraka contre les frakchiya : le réveil t**dif d'un ministre au pouvoir
Dans l'une de ses sorties médiatiques, Nizar Baraka promet aux Marocains de livrer bataille aux « frakchiya » s'ils lui accordent à nouveau leur confiance. Le chef du parti de l'Istiqlal reconnaît lui-même que ces spéculateurs constituent un véritable frein au développement du pays, tant leurs manœuvres contribuent à asphyxier le pouvoir d'achat des citoyens. En dressant un lien direct entre la précarité des Marocains et l'appétit insatiable de ces intermédiaires, il semble enfin découvrir une réalité que la population subit depuis des années. Mieux vaut t**d que jamais, dira-t-on.
Mais cette soudaine croisade contre les profiteurs a de quoi faire sourire. Nizar Baraka semble oublier que son parti fait partie intégrante de la majorité gouvernementale qui gère actuellement les affaires du pays. Une majorité qui ne s'est pas particulièrement distinguée par sa fermeté face aux réseaux de rente et aux pratiques douteuses. Faut-il lui rappeler que ce même gouvernement a enterré le projet de loi relatif à l'enrichissement illicite et qu'il s'est opposé à la création d'une commission parlementaire chargée d'enquêter sur certaines affaires liées à la spéculation et aux dysfonctionnements du marché ?
À entendre aujourd'hui le patron de l'Istiqlal, on pourrait croire qu'il découvre l'existence des « frakchiya » à la veille des prochaines échéances électorales. Pourtant, combattre cette caste opportuniste ne se résume pas à quelques déclarations bien calibrées devant les caméras. Cela exige des lois, des contrôles et surtout une volonté politique réelle. Or, difficile de prétendre vouloir éteindre un incendie lorsqu'on a soi-même contribué à retirer les extincteurs. Les Marocains attendent des actes ; les promesses, eux, en ont déjà vu défiler suffisamment.
10/06/2026
Le Maroc sous pression : entre incendies, insécurité et colère populaire
Le Maroc vit depuis quelque temps au rythme d'incendies dévastateurs qui ravagent de vastes étendues agricoles. Des agriculteurs, qui ont investi leur temps, leur énergie et leurs économies pour assurer une bonne saison, voient leurs efforts partir en fumée en quelques heures. Ces feux incontrôlables détruisent des récoltes entières et plongent de nombreuses familles dans l'inquiétude et le désarroi.
Pour certains observateurs, cette succession de drames s'ajoute à un climat d'insécurité grandissant. Ils dénoncent des agressions commises en plein jour, des actes de violence parfois mortels et des tensions sociales qui alimentent un sentiment de malaise au sein d'une partie de la population. Dans ce contexte, certains établissent un lien entre ces phénomènes et l'arrivée de migrants subsahariens en situation précaire, estimant que le pays est confronté à des défis qu'il n'avait pas connus avec une telle intensité auparavant.
Face à cette situation, beaucoup appellent les autorités à agir avec fermeté afin de protéger les citoyens, les biens et les terres agricoles. Ils estiment que la vigilance doit être de mise et que les problèmes de sécurité, comme les incendies criminels lorsqu'ils sont avérés, doivent être traités sans complaisance. Selon eux, laisser ces inquiétudes s'accumuler sans réponse risquerait d'accentuer les tensions et de fragiliser davantage la cohésion du pays.
10/06/2026
Quand le confort devient une politique
Il paraît que M. Fouzi Lekjaa ne laisse rien au hasard lorsqu'il s'agit de préparer l'équipe nationale marocaine pour la Coupe du monde. Entre les conditions de séjour haut de gamme, les attentions particulières accordées aux joueurs et, désormais, la volonté affichée de faire venir leurs familles en Amérique afin de leur offrir un soutien psychologique, tout semble avoir été pensé pour placer les Lions de l'Atlas dans les meilleures dispositions possibles.
À ce rythme, il ne manquera bientôt plus qu'un tapis rouge à la descente de l'avion. Une chose est sûre : personne ne pourra reprocher aux joueurs d'avoir manqué de confort ou d'encadrement. M. Lekjaa paraît déterminé à éliminer le moindre prétexte susceptible d'expliquer un éventuel échec sportif.
Mais une question, toute simple, mérite d'être posée : qui paiera la facture ?
Si ces dépenses proviennent de la poche personnelle de M. Lekjaa, chacun est libre de juger de la pertinence de sa générosité. En revanche, si elles sont financées par l'argent public, le débat change de nature. Car cet argent n'appartient ni aux dirigeants sportifs ni aux responsables politiques ; il appartient aux citoyens marocains.
Dans un pays confronté à des défis bien plus urgents en matière d'éducation, de santé, d'emploi ou encore de pouvoir d'achat, il est légitime de s'interroger sur l'opportunité de financer le voyage de familles entières à plusieurs milliers de kilomètres. Le soutien moral est certes important dans le sport de haut niveau, mais les priorités nationales le sont tout autant.
À entendre certains responsables, on finirait presque par croire que la réussite d'une sélection dépend davantage du nombre de proches présents dans les tribunes que du travail, du talent et de la préparation sur le terrain. Pourtant, dans la plupart des pays du monde, les fonds publics sont censés être gérés avec prudence, surtout lorsqu'il s'agit de dépenses qui relèvent davantage du confort que de la nécessité.
Les Marocains aiment leur équipe nationale et souhaitent naturellement la voir briller sur la scène mondiale. Mais cet attachement ne signifie pas que toutes les dépenses doivent être acceptées sans discussion. Le patriotisme n'exclut ni le bon sens ni le devoir de rendre des comptes.
Car au bout du compte, une question demeure : la Coupe du monde est-elle une compétition sportive ou une raison suffisante pour ouvrir sans limite le robinet de l'argent public ?
08/06/2026
Chat échaudé craint l’eau froide
Nizar Baraka semble aujourd’hui découvrir, avec une soudaine ardeur, les méfaits des maquignons et les dégâts qu’ils causent à la société. À l’entendre, il suffirait de lui accorder une nouvelle fois sa confiance pour qu’il mène le grand combat contre des pratiques qu’il dénonce désormais avec vigueur. Une conversion aussi t**dive qu’étonnante. Car les Marocains ont encore en mémoire les décisions soutenues par la majorité gouvernementale, dont son parti est un acteur central, notamment l’abandon du projet de lutte contre l’enrichissement illicite et le refus d’une commission d’enquête sur la gestion de l’argent public. Hier applaudi, ce qui est aujourd’hui dénoncé devient soudain un fléau à combattre.
Le plus troublant n’est pas tant ce changement de discours que l’aisance avec laquelle il est présenté. Comme si les citoyens étaient condamnés à oublier ce qu’ils ont vu, entendu et subi. Comme si quelques déclarations bien calibrées pouvaient effacer des années de soutien à des choix contestés. À mesure que l’échéance électorale approche, certains découvrent une fibre réformatrice qu’ils avaient soigneusement rangée au fond d’un tiroir. Les voilà qui se présentent en sauveurs après avoir longtemps participé à un système qu’ils prétendent aujourd’hui combattre.
Mais les Marocains savent qu’un serpent qui a déjà mordu laisse des traces. Ils ont appris à se méfier des promesses qui surgissent à la veille des élections et des indignations qui apparaissent lorsque le vent tourne. La peur d’une sanction populaire peut parfois provoquer d’étonnants trous de mémoire. Pourtant, ceux qui espèrent être crus après avoir cautionné ce qu’ils dénoncent aujourd’hui oublient une chose essentielle : les citoyens peuvent pardonner beaucoup de choses, mais ils n’aiment guère qu’on les prenne pour des naïfs.
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